La Lettre de la Polynésie

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L’actualité de ces trois derniers jours

(du 09 au 11 avril 2001)

Ø Journée mondiale de la Santé : « Eduquer l’opinion publique et améliorer les pratiques Â»

« Notre rôle aujourd’hui est de sensibiliser l’opinion publique et les professionnels aux problèmes de santé mentale, d’éduquer, de débattre sur la manière d’améliorer les pratiques, et c’est dans ce but que nous sommes réunis aujourd’hui. Â» C’est par ces mots, que le ministre de la santé, a ouvert ce matin la Journée Mondiale de la Santé Mentale qui s’est caractérisée, en Polynésie, par des débats entre les professionnels de la santé mentale et le public.

Patrick Howell a rappelé que le Schéma Territorial d’Organisation Sanitaire en cours d’élaboration intègre la santé mentale. L’animation la plus importante de cette journée allait sans conteste aux ateliers-débats. Un public attentif et actif disposait de divers thèmes de débats, sur la ligne directrice de la santé mentale : de ses particularités dans la culture polynésienne à ses spécificités chez l’enfant et l’adolescent ; de sa prise en charge en milieu hospitalier ou en alternatives à l’hospitalisation ; sans oublier la réinsertion sociale et la santé mentale en milieu carcéral.

Enrichissants, ces débats ont prouvé une nouvelle fois que la santé est l’affaire de tous et que là encore, la solidarité, comme la compréhension, ne doivent pas être de vains mots.

 

Ø Cumul des mandats

Le Président du Gouvernement a pris acte de la décision du Conseil d’Etat au terme de laquelle le cumul de plus de deux mandats électifs reste possible pour les parlementaires, jusqu’à la date de leur prochaine élection au Sénat ou à l’Assemblée nationale.

Sans attendre cette décision, le Président-Sénateur avait choisi, le 26 mars dernier, de démissionner de son poste de conseiller municipal de Pirae.

Tout comme il l’avait déjà fait en démissionnant de son poste de maire de Pirae en avril 2000, le Président a en effet décidé d’anticiper l’entrée en application de la loi sur le cumul des mandats.

Le Président du Gouvernement souhaite que son attitude, conforme à l’esprit de la loi républicaine, votée par le Parlement, puisse servir d’exemple à son collègue député de la côte Est, qui, en plus de son mandat de député-maire de Mahina, siège toujours à l’Assemblée de la Polynésie et brigue le renouvellement de son mandat.

Monsieur Emile Vernaudon mettrait ainsi ses paroles et ses actes en conformité, d’autant qu’à plusieurs reprises, il s’est prononcé contre le cumul des mandats, en déclarant par exemple le 6 août 1998 sur Radio Bleue : " Plusieurs titres, c’est plus possible chez nous ", ou encore, le 6 mars 2000, toujours sur cette radio : " Quand on est maire, on reste maire, député-maire, là encore à la rigueur "

 

Ø Réussite totale de la première émission obligataire de la Polynésie Française

La Polynésie française a réalisé son premier emprunt obligataire le 16 mars 2001. Cette opération a nécessité l’élaboration d’un rapport d’information économique et financière présentant le Territoire dans son ensemble. Ce rapport était destiné aux investisseurs et à la Commission des Opérations de Bourse (COB), pour suivre une phase de contrôle juridique. Le Territoire a choisi d’être noté par l’agence Standard & Poor’s, reconnue mondialement pour son professionnalisme et notamment sa connaissance des problèmes de l’insularité. La note obtenue est A-(perspective stable). Cette note appartient à la catégorie « investissement Â» et détermine la capacité du territoire à rembourser sa dette à long terme. Un résultat satisfaisant permet de dire que la Polynésie dispose de fortes capacités à assurer le service de sa dette. Elle signifie également que le risque pris par les investisseurs sur la Polynésie française est faible. Enfin, elle représente un atout supplémentaire pour la réussite de la reconversion économique de la Polynésie. Cette opération vise d’une part à diversifier les sources de financement du budget d’investissement territorial, à un coût comparable à celui des filières bancaires plus classiques. Elle vise d’autre part à véhiculer une image de dynamisme et de sérieux de la Polynésie française sur la scène internationale des capitaux en vue d’attirer des investisseurs susceptibles de contribuer au développement économique du territoire. Le capital nominal emprunté est de 20 millions d’Euros soit environ 2.4 milliards de FCFP sur une période de dix ans. Le taux d’intérêt fixe payé par le territoire est de 5.425% l’an, tant que l’index Euribor sera inférieur à 7%. Sinon, le taux applicable sera l’index variable Euribor 3 mois augmenté d’une marge de 0.10%.

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